Oil - ...
(11 septembre 2006)
(06:36)
32

It don't hurt anymore All my teardrops are dried No more walkin' the floor With that burnin' inside Just to think it could be Time has opened the door And at last I am free I don't hurt anymore
No use to deny I wanted to die The day you said we were thru But now that I find you're out of my mind I can't believe that it's true I've forgotten somehow That I cared so before And it's wonderful now I don't hurt anymore

linlinlin et pourtant.
(07 septembre 2006)
(04:27)
31

va falloir y mettre quelque chose dans tous ces orifices.
où sont les câbles.

passeoire, dôme, ciel étoilé, râpe à parmesan, salade rongée, mon cul, ton sexe, ma bouche, les chiottes, tu m'écoutes, et les couloirs blancs, ces lits comme des rangées de sapins gris aux guirlandes transparentes, les liquides,

on ne sait pas dans quel sens va la vie.
(05 septembre 2006)
(05:38)
30

how to disappear completely.

ce que j’aime avec les nappes c’est l’acouphène.
si on avait le courage de ne pas s’allonger…

je manque d’abandon.

parfum de pluie sur les cols gonflés de mèches goutte à goutte tes lèvres incarnates, ne rien perdre, pas même l’évaporation. la rétention du dernier souffle, pas d’oubli, comme si c’était ça les bulles d’air qui se collent sous la peau, l’essentiel. la réserve. de quoi, d'illusion.

la perfection ressemble à l’indépendance d’un coma profond.

C’était interdit pourtant on se tenait la main entre nos cinq ans et nos deux fonctions pendant que soixante enfants regardaient un même film juste avant le départ. On se parlait pas micro-pressions moites sans croiser nos regards, en panique transgression dans un érotisme barbare… à douze ans tu t’abandonnes plus aisément aux courts instants de passion parce que tu es capable de rester en friche très longtemps sans pleurer, il suffit de fermer les yeux. Adulte il te faut l’odeur, une fièvre, une douleur qui imprime de même que tu parsèmes de traces la mémoire collective de ton périmètre de sécrétion aussi vaste qu’un quartier d’orange. Je salivais des veines, culotte inerte avec ce sourire indemne à l’heure de séparation, dix rangées de sièges bleus confort ; ça ne faisait pas mal d’avoir été si bien… ça ne faisait pas mal de savoir qu’on oublierait peut-être ou pas. Je me faisais confiance, inconsciemment, sans effort de collection. Un sourire, les yeux baissés ; un soupir, les vœux blessés. Toute la transition du point virgule qui n’en finit pas. Le sourire d’une histoire qui ne commence pas n’a pas d’âge, c’est peut-être pour ça qu’il est si important, tu peux te blottir dedans, à l’aube toujours, là où tu as le temps. L’excitation c’est l’intime conviction. C’était interdit, on était déjà loin. Avec une main. Ça peut pas durer longtemps, l’amour dans une main, en dehors de ça. C’est un prélude. Un avant-goût de l’élimination dans un gros morceau de lumière.

>
prélude(nom masculin)
Ce qu'on joue sur un instrument pour se préparer la main et se mettre dans le ton.• Pièce musicale qui en introduit une autre ou se suffit à elle-même.• [sens figuré] Ce qui précède, ce qui prépare une chose.

orange. J’aurais aussi bien pu dire melon.
les sentiments trop simples ne sont jamais importants.

je manque d’irréel.

on ne compte que les trous, ne voit que par là les câbles invisibles, tout au long du méat court la relation. et puis tu ponds toujours des nœuds, de couleurs différentes. c’est ce qu’on appelle l’aura sans doute, tes capacités de création, en fonction du jeu qui t’entoure.

le gruyère rapé
c’est plus facile de ne pas louper une aiguille

allure concassée
corriger l’imperfection avec la violence du mensonge dans mes mains qui te massent te pressent te nourrissent te branlent et te lassent.
une larme par ampoule et les idées s’effacent sobrement de l’impasse parce qu’il n’y a pas de conclusion mais des enceintes abattues.

et la ruine dans mon pouls me fait trembler d’amour
ou peut-être de honte, finalement.


la figure du manque et le flou au-dessus de ton cou, bien qu'obstinément je me souvienne que la mémoire ne justifie pas les trous.
(05:15)
29

Petits points et Larry enserré s’étalait les fesses sur le plastique noir de sa chaise. Recouvrir une chose au moins et y faire masse. Open place, empty face. La lumière dans l’oeil c’est pour les cadavres, t’entends? Pour les proies dans le noir, alors je me tais.
La Ride venait de parler de sa grand mère en disant « p’tain c’était y’a quarante ans, ‘voyez comme je viens de loin, je connais mon métier ».

Putain
. Il avait dit putain devant Larry. Il avait dit putain en lui demandant du pognon, pour la société.
Il avait dit je suis.
Mais pas pour de vrai.

Le truc avec la mousse expansive c’est le bec érectile d’où jaillit la matière, celle-là même que je verrais bien enfoncée dans ton gosier.
Même les aiguilles ne sont pas transparentes.
Une porte ouverte et le bruit de la rue, La Ride ne trouvait pas de silence pour sa concentration.

How are you ? You are nothing.

Rien c’est la seule issue. C’est au départ un truc désobéissant, et invisible. Mais on te demande d’être vivable, rien que dans l’aperçu.

Larry se lime l’uppercut.