25
je ne sais pas pourquoi ça me revient toujours, presque comme une comptine, tes valises désertes comme des lits de présent, je t’emmènerais au loin, la passion de l’amour et la pression des actes en plein cœur de la gorge ; la déglutition âcre du vautour comme la seule et modique raison de cette accoutumance
. à te prendre inlassable
. à obéir au doute sans les moindres pulsions
. à te haïr encore même sourdre même sobre
. à trembler chaque fois que quelqu’un dit ton nom
chaque syllabe est comme un coup de dent.
la ponte des abcès.
l’autre jour je pensais que la sueur n’avait rien d’amoureux que le geste savant ne sache pas sourire.
ce que j’aime dans l’amour c’est l’illusion intense de tirer du plaisir de mes capacités – d’imagination
. l’embrasure des portes et le regard de Dieu qui jubile au creux de tes narines
l’art de la suggestion, l’or qu’est la sécrétion et ce cadeau immense se contracte, pire qu’une maladie dont on ne doit pas pâlir – l’histoire, la minute de réverbération.
- dis, toi aussi tu as vu la lumière ?
- de quoi, l’orage des fortes chaleurs ?
. l’âge nous aveugle, mon amour, de présomptions
. l’indolence à tâtons réhabilite – les heurts de gloire du romantisme
. pour peu dirais-je, que quelqu’un puisse encore me parler dans le noir – sans qu’on se coupe la langue
. ton sommeil ma mémoire sous des pleurs maladroits
c’est la voix du plus fort qui éteint nos faiblesses.
(27 juillet 2006)
(25 juillet 2006)
24
les couloirs ternes. ça prend pas les empreintes... on se sent à l'abri moins fragile et puis peut-être moins
. salissant
les couloirs ternes. ça prend pas les empreintes... on se sent à l'abri moins fragile et puis peut-être moins
. salissant
23
ça perle dans les yeux, ce qu'on crache au visage, qu'une main peine d'amour efface, pénètre l'aveux et masse des joues blanches jusqu'au cou pendant que l'on se quitte, en sueur, pour l'honneur ou le décès précoce d'une centaine de bancs sales ou morts, qui d'ailleurs. à d'autres l'épine en silence, dorsale comme un songe te brise le cou... sûrement que celle qui répare c'est l'absence de position.
. ou le manque d'indifférence, qui rend fou
ça perle dans les yeux, ce qu'on crache au visage, qu'une main peine d'amour efface, pénètre l'aveux et masse des joues blanches jusqu'au cou pendant que l'on se quitte, en sueur, pour l'honneur ou le décès précoce d'une centaine de bancs sales ou morts, qui d'ailleurs. à d'autres l'épine en silence, dorsale comme un songe te brise le cou... sûrement que celle qui répare c'est l'absence de position.
. ou le manque d'indifférence, qui rend fou
(21 juillet 2006)
(20 juillet 2006)
21
un nouveau solstice. le seul extrême que l’on voudrait subir, et se laisser vivre à en tomber malade indépendamment du contraire, cette fois ce serait sans doute moins défait que les jeux habituels… mourir dans d’autres bras que les siens de prière,
ça me branche à combien de loirs, ça… des terriers inconnus à portée de quoi…
la main franche sous la drogue ce n’est pas son peu d’aide, c’est regarder les yeux qui s’éteignent devant soi, parce que demain.
au moins ça, d'où on est seulement sûr de soi des secrets à ne pas franchir, à aimer sans sursis.
un nouveau solstice. le seul extrême que l’on voudrait subir, et se laisser vivre à en tomber malade indépendamment du contraire, cette fois ce serait sans doute moins défait que les jeux habituels… mourir dans d’autres bras que les siens de prière,
ça me branche à combien de loirs, ça… des terriers inconnus à portée de quoi…
la main franche sous la drogue ce n’est pas son peu d’aide, c’est regarder les yeux qui s’éteignent devant soi, parce que demain.
au moins ça, d'où on est seulement sûr de soi des secrets à ne pas franchir, à aimer sans sursis.
20
sinon cette tension, et son goût soudain d'essentiel, en autres choses... combien je pourrais te dire de fois... des fois que...
tout ce que je ne sais pas que tu saurais inventer, comme j'imagine que le degré des jours t'appartient,
. surtout quand il fait noir, comme ce matin.
sinon cette tension, et son goût soudain d'essentiel, en autres choses... combien je pourrais te dire de fois... des fois que...
tout ce que je ne sais pas que tu saurais inventer, comme j'imagine que le degré des jours t'appartient,
. surtout quand il fait noir, comme ce matin.
19
aller et puis quoi encore à moudre des heurts les décortiquer pour en faire des bijoux ces familles atrophiées pour toujours de quoi conter les aubes heureuses à déduire de l’histoire. en annulant le mal on arrive, à se rendre compte qu’une main n’a parfois dans ses airs de passoire que des trous décharnés. même pas des trous agréables, ils t‘écorchent. toi t’es là t’écoutes un rythme où tu penses que chaque berceuse a son destinataire et un jour tu souris. endors-toi bon enfant ceux qui veillent ce sont les complexes, les tiens comme des bains. peut-être qu’en noyade ça rappelle cette idée du plein, qui manque comme les rimes d’une barque. peut-être qu’on veut pas de secours, que crier n’est que le propos d’une gêne aussi sourde qu’un poil entre les orteils, l’interstice. l’incarnation qui démange les gouffres. les espaces de stockage, c’est pour récolter le fond. ces choses qui se greffent quand tu dis Amen. et devant l’important tu rougis, tellement tu peut débiter de conneries par ce que l’essentiel va te crever la bouche. c’est pas nouveau. et ce manque d’énergie, de surprise, c’est un peu comme cette espèce de plaie qui s’accorde à ma vie.
une chanson douce, et la plage d’excès. la vague qui te fais tenir debout,
- en sueur.
aller et puis quoi encore à moudre des heurts les décortiquer pour en faire des bijoux ces familles atrophiées pour toujours de quoi conter les aubes heureuses à déduire de l’histoire. en annulant le mal on arrive, à se rendre compte qu’une main n’a parfois dans ses airs de passoire que des trous décharnés. même pas des trous agréables, ils t‘écorchent. toi t’es là t’écoutes un rythme où tu penses que chaque berceuse a son destinataire et un jour tu souris. endors-toi bon enfant ceux qui veillent ce sont les complexes, les tiens comme des bains. peut-être qu’en noyade ça rappelle cette idée du plein, qui manque comme les rimes d’une barque. peut-être qu’on veut pas de secours, que crier n’est que le propos d’une gêne aussi sourde qu’un poil entre les orteils, l’interstice. l’incarnation qui démange les gouffres. les espaces de stockage, c’est pour récolter le fond. ces choses qui se greffent quand tu dis Amen. et devant l’important tu rougis, tellement tu peut débiter de conneries par ce que l’essentiel va te crever la bouche. c’est pas nouveau. et ce manque d’énergie, de surprise, c’est un peu comme cette espèce de plaie qui s’accorde à ma vie.
une chanson douce, et la plage d’excès. la vague qui te fais tenir debout,
- en sueur.
(13 juillet 2006)
(06 juillet 2006)
16
le temps se délibère à ma porte cependant que j'avale la clef.
. latitude frontale
. l'envergure de ta poche où je préfère oublier
. tes doigts sont sales je salive à l'idée
lécher la déchéance et me coincer la langue, dans la serrure d'une aorte.
le temps se délibère à ma porte cependant que j'avale la clef.
. latitude frontale
. l'envergure de ta poche où je préfère oublier
. tes doigts sont sales je salive à l'idée
lécher la déchéance et me coincer la langue, dans la serrure d'une aorte.
15
ta nation au présent ; passoire à journées d'assise, qui tangue sur l'overdose, d'inquiétude, d'amertumes acheminées, transversales, vers des horaires, décalés, des quignons de souvenirs si durs en des miettes secondes similaires, fractales, que j'adapte à ma perte.
ta nation au présent ; passoire à journées d'assise, qui tangue sur l'overdose, d'inquiétude, d'amertumes acheminées, transversales, vers des horaires, décalés, des quignons de souvenirs si durs en des miettes secondes similaires, fractales, que j'adapte à ma perte.
14
on entame le deuxième mois, avec sa lenteur abrégée et les arêtes éclatent dans les escaliers.
de quoi j'me charge.
alors ça fait ça de connaître la date.
j'ai pas titubé à tort, c'était comme Quille dirait une montée du sort.
on entame le deuxième mois, avec sa lenteur abrégée et les arêtes éclatent dans les escaliers.
de quoi j'me charge.
alors ça fait ça de connaître la date.
j'ai pas titubé à tort, c'était comme Quille dirait une montée du sort.
...
elle voudrait bien se coucher, Quille. On pense jamais qu'on peut faire ça un jour,
. devenir
. un truc pas permis
. un genre d'aller simple qui rabote
. les gonades? les ovaires?
Quille debout c'est malin, ce jeu-là est très nul et il faut amortir ses godasses.
l'envie de vomir c'est un peu comme l'entrain.
moi je dirais, que c'est exponnentiel.
en attendant les gens passent des cratères dans la tête tandis que sur les murs pourrissent les lieux - d'un état dramatique.
13
little voice is back.
et la panoplie en travers. de que dalle. parce que y'a rien.
rien du tout.
no sing.
little voice is back.
et la panoplie en travers. de que dalle. parce que y'a rien.
rien du tout.
no sing.
(05 juillet 2006)