Oil - ...
(22 août 2006)
(21:39)
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putain on est déjà le 22.
(21:36)
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Ça passe plutôt bien finalement.
Et c’est bien parce que ça passe que scandale, plaies ou pire se soudent comme des bouts de scotch hygiénique en travers de la peau. Trop droit sur le torse ça ferait pas désordre mais…

J’aime bien ton regard qui flotte. C’est comme si on avait les mêmes regrets, reconnaissait les mêmes impuissances, impossibles, passations censurées, c’est comme si tu savais avant moi à quelle heure j’irai me noyer ; ça me rassure. Il n’y a pas grand chose qui s’ajoute comment dire, ce qui fait l’intérêt de la poussière c’est qu’elle évite toute agglutination avariée ainsi donc ça ne colle pas, ça rampe à nos pieds. Et la putréfaction des colonies soupirant – après ça on nous dit qu’on sait pas s’amuser. Je crois surtout qu’on sait pas s’en passer.

Pourquoi dire du malheur quand personne n’exprime autre chose. Réunir la douleur comme on enterre un mort et je n’aime pas les deuils, ça m’efface les effets du souvenir. Des longueurs entre les côtes tu suffoques, je me sauve vers un autre jardin, les talons font les puits je peux pleurer dedans et tu couvres tu couvres mon visage de terre, je n’ai pas mauvaise mine c’est Prosper qui déteint. Prosper qu’a pas peur du destin. La chaîne ganglionnaire dit-il ce n’est rien qu’un long fil en travers de ses nœuds. Combien de fois se lave la carapace…

Entre les mots, entre les points les côtes hein, les espaces flous, la distorsion des longs couloirs et la vulnérabilité de chaque courrier qui se froisse d’un soin à l’autre, ce n’est pas que ça me lasse : je ne ressens rien.

A la limite des oies.
- ou l’exigence du sensible fait-elle l’indifférence… comme l’appétit d’indicible.

Il n’y a pas de justesse, que des personnalités. Il y a donc des confrontations solidaires. Qu’est-ce que tu viens m’emmerder, avec ta solitude que je bouffe la mienne, les horreurs manifestes on n’a qu’un seul soleil en surplomb et on pète nos lèvres, que dis-je, toi comme moi on sait pas être aphone. J’aime bien tes cheveux dans le vent, ça te balaye le front. Oui on dit mais qui t’es toi d’abord et personne n’ose savoir la suite. Je pourrais bien me perdre dans toutes ces lumières que tu prétends mortes je vois pas je peux pas anticiper pour toi, je peux pas chiner l’erreur, m’empêcher d’avoir envie pour toi, tu comprends ? si t’es là je suis un mur je m’évite c’est tellement malhonnête, j’aimerais bien y survivre.


La vitre n’aime pas les fronts. Ou peut-être qu’on appellerait l’amour de l’audace, comme un oiseau fou poursuivi par une balle… l’amour ou la maison d’en face n’est qu’une saison, un hasard, ou l’heure d’aération viens voir comme on étouffe, la poussière…

Le hasard où dis-moi…

Pénétrer pénétrer pénétrer tu sais pas comment dire comment c’est l’intérieur sur le bout de ton sexe. On ne se parle pas on fait seulement des bruits. De succion. De grandes aspirations – indéfinies n’est-ce pas ? confuses résultent de l’incommensurable périmètre de sujétion et des cubes dont les tons passent. Monochromie de l’hécatombe.

L’impulsion nerveuse tes gestes. Coincer les pistes, recycler les naufrages.


La pauvresse de mon état d’esprit et l’anonymat du langage, tous ces jours-ci dommages qui programment la réinsertion de la vie

. assez maladroitement il semblerait


(07 août 2006)
(22:15)
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peut-on dire de la fuite que c’est une dimension.

qu’est-ce que l’opacité sinon une pâleur défalquée qui ressemble à l’aride profondeur d’une tranchée ombragée par des cils au seuil de ma vue ?
la foutaise de l’âge, ce qui dort à n’en plus croire un jour que l’on peut marcher à travers des brumes en montrant l’absolu, une silhouette en marge de toute distinction qui s’accroche à la peau comme une cicatrice dont on a perdu l’arme – en joug

. et le sourire en punition remonte à toute morale les couleurs du drame tel un fard, comme les traces d’un cri sur le point de rougir d’extinction

encore un espace d’épaules enfumées, le dense, l’opaque entre deux pôles et je dirais que les nuages ont la main lourde sur les visages, tu sais

. comme le trouble matinal dans ton regard quand tu ne sais plus où gît la solitude ou si c’est la maigreur des draps qui fait des rêves une absence de repères


la confusion a des allures de beau mariage, toutefois

. à mi-chemin entre l’éveil – et le vain